Le choix entre une solution SaaS et une solution On Premise repose sur des critères précis liés à l’organisation, à la gestion des accès et à la maîtrise des environnements techniques. Ce guide présente un comparatif structuré, basé sur une source fermée, pour éclairer les différences de périmètre, d’usages, de restrictions, de validation et de déploiement.
Périmètre de la charte : définition des environnements SaaS et On Premise
Délimitation des solutions SaaS
Une solution SaaS (Software as a Service) désigne un logiciel accessible via un navigateur ou une application, hébergé sur l’infrastructure d’un prestataire externe. L’utilisateur accède à la solution à distance, sans installation locale sur ses propres serveurs. L’administration technique, la maintenance et les mises à jour sont assurées par le fournisseur du service. L’accès se fait généralement par abonnement ou licence d’utilisation, sans transfert de propriété du logiciel.
Pour qu’une solution soit considérée comme SaaS dans le périmètre de la charte, elle doit répondre à ces critères : hébergement externe, accès distant, absence d’installation sur l’infrastructure interne de l’organisation, et gestion technique par un tiers. Exemple hypothétique : une plateforme de gestion documentaire accessible uniquement via un portail web, sans intervention sur les serveurs internes de l’organisation, relève du modèle SaaS.
Délimitation des solutions On Premise
Une solution On Premise correspond à un logiciel installé et exécuté sur l’infrastructure informatique interne de l’organisation. L’administration, la maintenance et les mises à jour sont réalisées par les équipes internes ou par un prestataire intervenant directement sur site. L’organisation conserve la maîtrise de l’environnement technique et des données associées.
Pour être qualifiée d’On Premise dans le cadre de cette charte, la solution doit être installée sur des serveurs appartenant ou contrôlés par l’organisation, avec un accès réservé au réseau interne ou à des utilisateurs spécifiquement autorisés. Exemple hypothétique : un logiciel de gestion des ressources humaines installé sur les serveurs du siège social, accessible uniquement via le réseau interne, entre dans la catégorie On Premise.
Usages autorisés : conditions d’utilisation des deux modèles
Utilisations permises en SaaS
Le modèle SaaS autorise l’accès à l’application via une interface web ou un client dédié, selon les modalités prévues dans le contrat de service. L’utilisateur peut exploiter les fonctionnalités mises à disposition, dans la limite des droits accordés par l’éditeur. L’installation locale du logiciel n’est pas permise, sauf mention expresse. La personnalisation des paramètres est possible dans le cadre des options prévues par le fournisseur.
La reproduction, la modification ou l’intégration du logiciel SaaS dans d’autres systèmes n’est pas autorisée, sauf si le contrat le prévoit. L’accès multi-utilisateur est encadré par le nombre de licences ou d’utilisateurs déclarés. Exemple hypothétique : une entreprise peut permettre à ses collaborateurs d’accéder à la plateforme SaaS pour gérer des dossiers, mais ne peut pas installer le logiciel sur ses propres serveurs.
Utilisations permises en On Premise
Le modèle on premise permet l’installation du logiciel sur l’infrastructure interne de l’organisation, dans le respect des conditions de licence. L’utilisateur peut exploiter le logiciel sur les équipements désignés, et procéder à certaines adaptations ou intégrations si le contrat l’autorise. La copie du logiciel est limitée au périmètre défini par la licence, notamment en ce qui concerne le nombre de postes ou de serveurs.
La revente, la location ou la mise à disposition du logiciel on premise à des tiers n’est généralement pas permise, sauf disposition contractuelle spécifique. Exemple hypothétique : une collectivité peut installer le logiciel on premise sur ses serveurs pour un usage interne, mais ne peut pas le proposer en service à d’autres entités sans accord de l’éditeur.
Données et usages interdits : restrictions spécifiques
Restrictions sur les données en SaaS
Dans un modèle SaaS, l’hébergeur du service impose des restrictions sur certains types de données. Il est interdit de stocker ou de traiter des informations relevant de catégories dites sensibles, telles que les données de santé ou les données judiciaires, sauf mention expresse dans le contrat. L’usage de données à caractère personnel peut également être limité par les conditions générales du fournisseur SaaS, qui précise les catégories de données acceptées et interdites.
Le transfert de données vers des infrastructures situées hors de l’Union européenne est souvent restreint ou conditionné à des clauses spécifiques. Certains fournisseurs SaaS interdisent l’importation de données soumises à des réglementations sectorielles strictes, comme celles relatives à la défense ou à la sécurité nationale. Exemple hypothétique : un service SaaS refuse l’hébergement de plans techniques classifiés, même si l’accès est restreint aux utilisateurs autorisés.
Restrictions sur les données en On Premise
En mode on premise, l’organisation conserve la maîtrise de l’infrastructure, mais des restrictions peuvent subsister selon les licences logicielles. Certains éditeurs interdisent l’utilisation de leur solution pour le traitement de données relevant de secteurs réglementés, sauf accord préalable. L’installation de modules complémentaires permettant la gestion de données sensibles peut être soumise à des conditions contractuelles spécifiques.
Le mode on premise n’autorise pas systématiquement tous les usages. Par exemple, l’éditeur peut interdire l’intégration de sa solution avec des systèmes tiers non validés, ou limiter l’usage à un périmètre géographique défini dans le contrat. Ces restrictions doivent être vérifiées avant toute utilisation de données particulières dans un environnement on premise.
Validation humaine et signalement : processus et responsabilités
Étapes de validation
Dans le contexte d’un choix entre saas vs on premise, la validation humaine intervient à plusieurs niveaux du processus. Pour chaque solution, une équipe dédiée examine les configurations, les accès et les flux de données. Cette validation s’effectue selon des procédures internes, distinctes pour le saas on premise. Les membres de l’équipe valident la cohérence des paramètres, la traçabilité des actions et la conformité aux exigences internes. Un contrôle croisé peut être mis en place, impliquant plusieurs intervenants pour limiter les erreurs d’interprétation ou d’omission.
Exemple hypothétique : lors de l’intégration d’un nouveau module dans une solution saas, une validation humaine consiste à vérifier manuellement les droits d’accès attribués à chaque profil utilisateur, puis à consigner cette vérification dans un registre interne.
Procédures de signalement
Le signalement d’une anomalie ou d’un incident suit un circuit défini. Pour le saas on premise, chaque utilisateur dispose d’un canal identifié pour remonter les incidents, qu’il s’agisse d’un dysfonctionnement technique ou d’une suspicion d’accès non autorisé. Le responsable du traitement centralise les signalements et déclenche, si nécessaire, une analyse approfondie. Les étapes de signalement incluent la description précise de l’incident, la date, l’heure et les actions déjà entreprises. Un accusé de réception est transmis à l’émetteur du signalement.
La responsabilité de la gestion des signalements incombe à des référents désignés, qui assurent le suivi et la clôture de chaque dossier. Ce processus s’applique aussi bien pour une solution saas que pour une solution on premise, avec des adaptations selon les outils et les ressources disponibles.
Déploiement, contrôle et révision : gestion opérationnelle
Déploiement initial
Le choix entre saas vs on premise influence directement la méthode de déploiement. Pour une solution saas, le fournisseur prend en charge l’installation et la configuration, ce qui limite les interventions techniques du côté de l’organisation utilisatrice. L’accès se fait généralement via un navigateur ou une application dédiée, sans installation locale sur les postes de travail. À l’inverse, le déploiement d’une solution on premise implique une installation sur les serveurs internes de l’organisation. Cette opération nécessite la mobilisation de ressources informatiques internes pour la configuration, la gestion des dépendances et l’intégration éventuelle avec d’autres systèmes existants.
Contrôle continu et révision
La gestion opérationnelle diffère selon le modèle choisi. Avec le saas, le contrôle des mises à jour, des correctifs et des évolutions fonctionnelles reste sous la responsabilité du fournisseur. L’organisation utilisatrice doit suivre les notifications de changements et adapter ses usages si nécessaire. Pour le modèle on premise, l’organisation conserve la maîtrise des cycles de mise à jour et peut planifier les interventions selon ses propres contraintes. Cela implique de surveiller régulièrement l’état du système, d’appliquer les correctifs et de documenter les modifications apportées.
Exemple hypothétique : une équipe informatique choisit une solution on premise pour conserver la possibilité de tester chaque mise à jour dans un environnement de préproduction avant de la déployer en production. À l’inverse, une organisation utilisant une solution saas doit s’adapter au calendrier de déploiement du fournisseur, qui peut imposer des changements à intervalles réguliers.
La révision des processus opérationnels doit intégrer la nature du modèle choisi. Pour le saas on premise, la documentation interne doit préciser les responsabilités respectives en matière de surveillance, de gestion des incidents et de planification des évolutions.
Questions fréquentes
Quelles différences principales distinguent SaaS et On Premise selon la charte ?
La charte distingue SaaS et On Premise par la localisation des environnements, la gestion des accès et les modalités de contrôle. Chaque modèle implique des règles spécifiques pour l’utilisation et la gestion des données.
Quels usages sont explicitement autorisés pour les solutions SaaS ?
Les usages autorisés pour les solutions SaaS sont définis dans la charte, en fonction des accès, des types de données traitées et des processus validés. Toute utilisation doit respecter ces limites.
Existe-t-il des restrictions particulières pour les données en On Premise ?
Oui, la charte précise les types de données et d’usages interdits en On Premise, notamment en fonction des risques identifiés et des exigences de contrôle propres à cet environnement.
Comment signaler un usage non conforme dans l’un des deux modèles ?
La charte prévoit un processus de signalement, impliquant une validation humaine et des étapes précises pour traiter les incidents ou usages non conformes, conformément aux procédures internes.
